Roman illustré pour les adultes
(et l'enfant qui est en nous)

 - Le monologue d'un squelette -
Portrait étonnant, à la fois drôle, poétique et sensible

d'une "anomalie"

sans chair et sans peau mais à fleur de peau,

en quête perpétuelle du sens dessus dessous de sa vie.

 

13 chapitres - 15 illustrations et 1 mini-bd 

Un récit de Sébastien Miro

Illustrations de Sébastien Spagnolo 

"Oscar est un personnage sans doute différent, malicieux, plein de fantaisie, mais dont l'humanité émeut.

Avec sa plume à la fois douce et tranchante,

l'auteur jongle

entre humour, poésie, ironie et mélancolie avec talent"

J.Montussac - Midi Libre

"Un petit bijou ce livre ! 

Une tonalité jamais complètement tragique ni désespérée, toujours empreinte de tendresse et d'une fine drôlerie, réconfortante, gaie et sensible. Sébastien Miro et Sébastien Spagnolo nous enchantent avec cet ouvrage qui mêle profondeur et fantaisie, littérature et poésie."

 

MONTPELLIER INFOS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EXTRAITS

 CHAPITRE 1

IL ETAIT UN OS

 I

 

Le jour de ma naissance, ma mère a perdu les « os » … :

c’était moi, fait d’os et d’os, agrémenté d’accessoires ossements en guise d’ornements. 

Oui, je suis né squelette, et alors ?

Un bambin de 37 grammes avec rien de tout ce qu’il faut là où il faut.

 

Fiche signalétique :

Homoplatus de sexe masculin,

Elevé dans la tradition judéo crânienne

Un Péroné prénommé Max

Une Mèroné prénommée Cynthia 

 

Mon petit nom était « Nonos » et mon grand nom Oscar.

Oscar Osvald.

Dès le départ, je cumulais les malchances. Un vrai attentat à ma vie cette affaire là. 

 

 

II

D’effroi, le sang chaud de maman n’a fait qu’un tour le jour de l’accouchement:

 

« Je veux rendre l’article, je ne l’ai même pas essayé, je vous jure ! ».

disait elle à la sage femme.

Papa, lui, a imploré directement Mr Satan :

« Rendez à mon fils sa chair et son sang ! ».

Mais rien n’y a fait - ni le psychodrame, ni la vente au diable de leurs âmes -

tas d’os j’étais, tas d’os je resterai. 

J’aurais pu naître « Tas » d’un tas d’autres choses, regardons l’évènement de manière positive.

De « tas de fumier » à « t’as plus rien pour 1 euro aujourd’hui… » -

eh bien tas d’os, finalement, n’était pas si mal.

C’est ce que je voulais croire en tous cas.

 

 

III

 

Ma chère mère m’a nourri de ses larmes, des années durant,

il n’y avait quand même pas mort d’homme à donner la vie à un squelette ?! Nom de Dieu !!

J’en connais qui auraient été heureuses de me tenir dans leurs bras, de m’élever, car si l’on se projetait un tant soit peu dans mon avenir professionnel, il était aisé d’imaginer une carrière prestigieuse de mannequin squelettique (certes féminin) pour

les grands couturiers. Si je pouvais porter comme un gant n’importe quel plâtre,

porter une robe devait pouvoir faire l’affaire.

 

Mes parents n’y pensaient pas, à tout ça ? Non, visiblement pas.

Maman continuait de pleurer et papa culpabilisait en se demandant:

« Mais qu’est ce que j’ai bien pu oublier au moment de la conception !?

Les préliminaires, ça doit être ça. C’est donc vrai que c’est important…

Pffouuuu, malédiction… » .

 

Une chose certaine, ils l’avaient tous les deux dans l’os.

 

à suivre ........... 

OLÉ ! A LU

Edition de janvier 2018


MIRO / SPAGNOLO 
OSCAR 

 

Oscar est l'histoire d'une anomalie qui essaye de vivre comme tout le monde.

Né squelette, il doit affronter le terrible regard de l'autre et se construire ainsi. 
Tout commence avec ses parents, qui face à la monstruosité de cette naissance finissent (comme finalement beaucoup de couples), entre “culpabilité  et déni”, par se déchirer et se détruire. Vient ensuite le regard des autres enfants à l’école, Oscar découvre alors le harcèlement et la tyrannie. 
“L'école te fait porter non seulement le poids du cartable mais également le poids de ta différence...”. 
Le seul moment où il s'est senti à sa place est le jour d'Halloween ! Entre la détestation de ses parents, la férocité des autres enfants et l'incompréhension générale de son état de squelette par le monde qui l'entoure, Oscar se crée alors un univers à sa mesure, aussi étrange que lui, une classe imaginaire qui lui ressemble. 

La vie d'Oscar se déroule au gré des pages et de ses pensées, vient l'adolescence et ses turpitudes, et enfin sa vie d'adulte où son choix se tourne vers une carrière d'acteur. Le destin d'Oscar est présenté de façon étrange et fantasmagorique, proche de l'univers de Tim Burton, on pense forcément en lisant ce livre à “L'étrange Noël de Mr Jack”. 
Pourtant, la description des situations nous est familière car peut-être pas si loin de nos réalités. Tout y est dit avec beaucoup d'humour et des métaphores poétiques, parfois émouvantes, toujours très drôles et, illustrées de façon efficace pour nous permettre de coller une image à ce récit de la vie surprenante d'un tas d'os. 
 

 

Camille




 

Marie-Christine Harant